Bizerte
3 – 5 octobre 2010
Le vieux port n’a probablement pas beaucoup changé depuis les années 60, quand Victor Moati y habitait… Il n’y a plus de bateaux à voile, certains bâtiments, qu’on ne voit pas sur cette photo, mais sur d’autres, ont été construits derrière les maisons du bord de l’eau, les pontons pour bateaux à moteur ont dû être ajoutés. Mais l’allure générale, on la retrouve sur les anciennes cartes postales.
Nous arrivons à Bizerte sans avoir réservé de chambre, mais avec une adresse dans la médina, trouvée sur un site interne d’hébergements de charme. Nous nous dirigeons vers le vieux port, où nous buvons un thé avant de nous mettre à la recherche de l’entrée de la médina, avec un nom et une adresse griffonnés sur un bout de papier et un numéro de téléphone qui sonne, toujours sans réponse.
Nous errons pendant un moment à la recherche de cette rue, demandons à droite à gauche, pour apprendre que la personne en question n’habite plus là…
Finalement, un vieux monsieur qui parle français nous conduit jusqu’à une porte en bon état, mais qui reste sans réponse. Il frappe alors à côté, où une connaissance habite, qui pourra sûrement nous aider. En effet, la femme qui lui répond pense que sa voisine pourra certainement nous louer son appartement. Après quelques pourparlers téléphoniques, Monique nous loue son 4 pièces pour deux jours, avec une vue émouvante sur le vieux port depuis les fenêtres, percées à même le mur d’enceinte de la médina. De là, on entend tard la nuit et tôt le matin l’appel du muezzin de la mosquée d’en face – un vrai appel chanté, pas un CD qui répéterait toujours la même mélopée. Et plus lointains, les autres appels, des autres mosquées.
Les murs de l’enceinte sont en pierre, très épais, et nous protègent de la chaleur. L’appartement est sur 3 niveaux, et on peut se rendre sur le toit pour profiter du soleil du matin ou du soir. Depuis là, on voit la jetée du bout du port où se promenait Victor Moati, et la mer.
Pause du soir. Fran lit Clés, un magazine acheté à l’aéroport, dans lequel nous allons lire la phrase qui nous fera rire comme des gamines pendant tout notre périple : il vaut mieux être belle et rebelle et que moche et remoche!
Le petit restaurant sur le port où nous prenons tous nos repas. Nous l’avons trouvé sympa et délicieux, nous n’en avons plus changé! Le tout jeune homme engagé pour cuire le poisson et servir ne rêve que d’une chose: partir en France. Son patron y a vécu 20 ans et il est revenu à Bizerte, mais cela n’ébranle en rien son rêve… Le jour de notre départ, le restaurant était fermé, nous avons quand même pris une photo.
Promenade sur les quais au coucher du soleil, les enfants jouent dans la rue, les réverbères ne sont pas encore allumés.
La plage de Bizerte est déserte – en octobre, ce jour-là, il fait trop frais pour avoir envie de se baigner.
L’après-midi, je décide de me faire couper les cheveux, chez un coiffeur pour hommes. Fran trouve que mon coiffeur ressemble à un acteur français – j’ai oublié lequel!
Aujourd’hui nous quittons Bizerte. Nous jetons un dernier regard au vieux port, déjà nostalgiques. C’est jour de marché – ou peut-être est-ce tous les jours? En tous cas, les rues entre le vieux port et la gare sont pleines de monde. Les voitures modernes, internet et les ordinateurs n’existent pas ici, nous voilà à une autre époque, plongées au milieu des odeurs de fruits, légumes et épices, des marchandages, un peu étranges avec nos valises au milieu de la foule de tous les jours, des habitants qui font leurs courses.
3 – 5 octobre 2010
Le vieux port n’a probablement pas beaucoup changé depuis les années 60, quand Victor Moati y habitait… Il n’y a plus de bateaux à voile, certains bâtiments, qu’on ne voit pas sur cette photo, mais sur d’autres, ont été construits derrière les maisons du bord de l’eau, les pontons pour bateaux à moteur ont dû être ajoutés. Mais l’allure générale, on la retrouve sur les anciennes cartes postales.
Nous arrivons à Bizerte sans avoir réservé de chambre, mais avec une adresse dans la médina, trouvée sur un site interne d’hébergements de charme. Nous nous dirigeons vers le vieux port, où nous buvons un thé avant de nous mettre à la recherche de l’entrée de la médina, avec un nom et une adresse griffonnés sur un bout de papier et un numéro de téléphone qui sonne, toujours sans réponse.
Nous errons pendant un moment à la recherche de cette rue, demandons à droite à gauche, pour apprendre que la personne en question n’habite plus là…
Finalement, un vieux monsieur qui parle français nous conduit jusqu’à une porte en bon état, mais qui reste sans réponse. Il frappe alors à côté, où une connaissance habite, qui pourra sûrement nous aider. En effet, la femme qui lui répond pense que sa voisine pourra certainement nous louer son appartement. Après quelques pourparlers téléphoniques, Monique nous loue son 4 pièces pour deux jours, avec une vue émouvante sur le vieux port depuis les fenêtres, percées à même le mur d’enceinte de la médina. De là, on entend tard la nuit et tôt le matin l’appel du muezzin de la mosquée d’en face – un vrai appel chanté, pas un CD qui répéterait toujours la même mélopée. Et plus lointains, les autres appels, des autres mosquées.
Les murs de l’enceinte sont en pierre, très épais, et nous protègent de la chaleur. L’appartement est sur 3 niveaux, et on peut se rendre sur le toit pour profiter du soleil du matin ou du soir. Depuis là, on voit la jetée du bout du port où se promenait Victor Moati, et la mer.
Pause du soir. Fran lit Clés, un magazine acheté à l’aéroport, dans lequel nous allons lire la phrase qui nous fera rire comme des gamines pendant tout notre périple : il vaut mieux être belle et rebelle et que moche et remoche!
Le petit restaurant sur le port où nous prenons tous nos repas. Nous l’avons trouvé sympa et délicieux, nous n’en avons plus changé! Le tout jeune homme engagé pour cuire le poisson et servir ne rêve que d’une chose: partir en France. Son patron y a vécu 20 ans et il est revenu à Bizerte, mais cela n’ébranle en rien son rêve… Le jour de notre départ, le restaurant était fermé, nous avons quand même pris une photo.
Promenade sur les quais au coucher du soleil, les enfants jouent dans la rue, les réverbères ne sont pas encore allumés.
La plage de Bizerte est déserte – en octobre, ce jour-là, il fait trop frais pour avoir envie de se baigner.
L’après-midi, je décide de me faire couper les cheveux, chez un coiffeur pour hommes. Fran trouve que mon coiffeur ressemble à un acteur français – j’ai oublié lequel!
Aujourd’hui nous quittons Bizerte. Nous jetons un dernier regard au vieux port, déjà nostalgiques. C’est jour de marché – ou peut-être est-ce tous les jours? En tous cas, les rues entre le vieux port et la gare sont pleines de monde. Les voitures modernes, internet et les ordinateurs n’existent pas ici, nous voilà à une autre époque, plongées au milieu des odeurs de fruits, légumes et épices, des marchandages, un peu étranges avec nos valises au milieu de la foule de tous les jours, des habitants qui font leurs courses.
































































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